Le Temps passe, inexorablement, continue son exil et ne s'arrête pas.
Le Temps passe, sans aucune pitié pour moi, ta petite fille égarée sur le bord de la route.
Le Temps passe, je le regarde devant moi et le voit me narguer sans qu'il cesse sa course.
Le Temps passe, et chaque seconde qui s'écoule est une larme de sang qui éclot et se fane en une souffrance.
Chaque seconde qui passe m'éloigne de toi, avec cette légèreté et ce détachement qui t'étaient coutumiers, comme si elles n'étaient pas conscientes du mal qu'elles me font, comme si elles ignoraient ma douleur et ma tristesse...
Car le Temps passe et ne s'arrête jamais ;
Le Temps nous fuit ;
Le Temps se joue de nous ;
Nous illusionne ;
Nous fait perdre la tête dans un tourbillon d'étincelles ;
Et au final, que reste-t-il de ces mois passés avec Toi, de ce Temps-là que nous avons partagé ?
Il n'en reste plus rien ;
Le Temps a tout emporté avec Lui...